Je ne sais pas où est ce que j’ai déniché ce livre. C’est une vieille chose jaunie par les âges, dont la globalité donne une impression de fragilité telle qu’on pourrait l’effriter rien qu’en la frôlant du bout des doigts. Les pages ne se décollent pas encore, Dieu merci. Mais franchement, peu s’en faut. J’ai osé lire cette antiquité dans le métro, et les yeux curieux devaient se demander où ranger la catégorie de personnes qui ouvrait encore ce genre de bouquin.
Pour passer au fond, car après tout, la forme n’est que le mineur souci du lecteur, sauf si ce dernier a un goût douillet, je peux dire que j’aimerais beaucoup que cette histoire survive au temps par une nouvelle édition !
Nous sommes donc plongés dans un genre policier - le policier de l’époque ; en fait, ça serait plutôt un roman d’aventure. Quoi qu’il en soit, c’est un récit d’héritage, de trahison, de loyauté, et bien sûr, de Bretagne; tout ceci dans un environnement fort dix huitième siècle. Le scénario est bien ficelé, bien que lesdites ficelles soient de par trop voyantes à certains moments. L’histoire en elle-même est agréable à lire, notamment car l’écriture est ancienne, et sonne bien différemment à nos oreilles que la langue qu’on peut entendre de nos jours. Cela est fort agréable; ainsi, ce vieux langage coule comme une eau neuve à nos oreilles.
Par ailleurs, il faut aimer la romance : ici, les héros sont très caricaturaux - le jeune homme brave et honnête, la jeune femme soumise et dévote. Heureusement que les personnages secondaires diversifient ces ennuyeux caractères, comme ce Lapierre cynique et tranquille, ou encore ce Mouton blanc, cet excentrique dont je raffole des cabrioles. Sans oublier l’inattendue création de la béchamel, fierté nationale…!
Ce livre restera dans ma bibliothèque.
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